L’essentiel à retenir : Airbnb attire une clientèle large et internationale, surtout en ville, et accepte logements entiers comme chambres. Abritel (groupe Vrbo/Expedia) est centré sur les logements entiers et les séjours en famille, notamment en zone touristique. Les deux se rémunèrent par des frais de service dont les modalités évoluent : comparez la grille en vigueur. Quelle que soit la plateforme, la location courte durée est encadrée : déclaration ou numéro d’enregistrement, limite de 120 jours pour une résidence principale, et nouvelle fiscalité depuis la loi du 19 novembre 2024.
Sommaire
- Deux plateformes, deux publics
- Les frais
- Les règles de la location courte durée
- La fiscalité
- Bien choisir
- FAQ
Deux plateformes, deux publics
| Airbnb | Abritel | |
|---|---|---|
| Types de logement | Logements entiers, chambres, logements atypiques | Logements entiers uniquement |
| Clientèle | Large, internationale, citadine et jeune | Familles et groupes, séjours plus longs, zones touristiques |
| Visibilité | Très forte notoriété | Diffusion sur le réseau Vrbo |
Beaucoup de propriétaires publient sur les deux plateformes en synchronisant les calendriers pour éviter les doubles réservations.
Les frais
- Les deux plateformes prélèvent des frais de service, côté hôte et/ou côté voyageur, selon le modèle choisi.
- Abritel a proposé selon les périodes un abonnement annuel ou une commission par réservation.
- Ces conditions changent régulièrement : consultez la page des frais de chaque plateforme avant de vous inscrire et calculez votre revenu net par nuit.

Les règles de la location courte durée
- Déclaration en mairie du meublé de tourisme, avec un numéro d’enregistrement dans les communes qui l’ont mis en place ; la loi du 19 novembre 2024 généralise ce téléservice.
- Résidence principale : 120 jours de location par an au maximum, plafond que la commune peut abaisser jusqu’à 90 jours.
- Résidence secondaire : dans certaines villes, autorisation de changement d’usage, parfois avec compensation.
- Locataire : il faut l’accord écrit du propriétaire pour sous-louer.
- Copropriété : vérifiez le règlement ; les copropriétés peuvent plus facilement interdire cette activité dans les nouveaux règlements.
- Performance énergétique : des exigences de DPE s’appliquent progressivement aux meublés de tourisme.
- Taxe de séjour : collectée par les plateformes dans la plupart des cas.
La fiscalité
- Meublé de tourisme non classé : micro-BIC avec abattement de 30 % jusqu’à 15 000 € de recettes.
- Meublé de tourisme classé : abattement de 50 % jusqu’à 77 700 €.
- Régime réel : déduction des charges et amortissement, souvent plus avantageux avec des frais importants.
- Les plateformes transmettent chaque année les revenus des loueurs à l’administration fiscale.
Détails dans la fiscalité de la location saisonnière et le LMNP.
Bien choisir
- Logement en ville, studio, chambre : Airbnb est souvent plus adapté.
- Maison de vacances pour familles, à la mer ou à la montagne : Abritel est souvent pertinent.
- Dans tous les cas : photos de qualité, description exacte, réactivité, ménage soigné.
- Comparer avec une location classique : voir l’investissement locatif.
FAQ
Peut-on louer sa résidence principale toute l’année sur Airbnb ?
Non, la limite est de 120 jours par an, voire 90 jours si la commune l’a décidé.
Faut-il déclarer sa location en mairie ?
Oui, le meublé de tourisme doit être déclaré, avec un numéro d’enregistrement là où il est exigé.
Quel abattement pour un meublé non classé ?
30 % en micro-BIC, dans la limite de 15 000 € de recettes.
Sources : loi n° 2024-1039 du 19 novembre 2024 ; Code du tourisme ; Service-public.gouv.fr (meublé de tourisme) ; pages d’aide d’Airbnb et d’Abritel. Vérifié en octobre 2026.
