L’essentiel à retenir : emprunter après 60 ans est possible, mais l’assurance emprunteur coûte plus cher, comporte plus d’exclusions et s’arrête à certains âges selon les garanties. La délégation d’assurance (choisir un autre contrat que celui de la banque) permet souvent de réduire le coût, et la loi Lemoine autorise à changer d’assurance à tout moment. La suppression du questionnaire de santé ne s’applique que si le prêt se termine avant 60 ans : passé cet âge, il est généralement demandé.
Sommaire
- Pourquoi l’assurance est un enjeu après 60 ans
- Les garanties et leurs limites d’âge
- Le questionnaire de santé et la convention AERAS
- Réduire le coût
- En cas de refus ou de surprime
- FAQ
Pourquoi l’assurance est un enjeu après 60 ans
L’assurance n’est pas légalement obligatoire, mais les banques l’exigent presque toujours pour un prêt immobilier. Avec l’âge, le risque de décès et d’invalidité augmente, donc le tarif aussi. Son coût pèse sur le TAEG, qui ne doit pas dépasser le taux d’usure, et sur le taux d’endettement de 35 %. Voir le taux d’usure.
Les garanties et leurs limites d’âge
- Décès et PTIA (perte totale et irréversible d’autonomie) : les plus importantes ; les contrats fixent un âge maximal d’adhésion et de fin de garantie.
- ITT / IPT (incapacité, invalidité) : souvent limitées au départ à la retraite ou à un âge plafond ; pour un retraité, la banque peut ne pas les exiger.
- Quotité : à deux, on peut répartir la couverture (par exemple 100 % sur l’un et 50 % sur l’autre) selon les revenus et les exigences de la banque.

Le questionnaire de santé et la convention AERAS
- Depuis la loi Lemoine, il n’y a plus de questionnaire de santé si la part assurée ne dépasse pas 200 000 € par personne et si le prêt prend fin avant les 60 ans de l’emprunteur. Un emprunteur de plus de 60 ans y reste donc en principe soumis.
- La convention AERAS organise l’accès à l’assurance pour les personnes présentant un risque aggravé de santé, avec un examen à plusieurs niveaux. Voir la convention AERAS.
- Le droit à l’oubli s’applique, sous conditions, 5 ans après la fin du protocole thérapeutique d’un cancer ou d’une hépatite C sans rechute.
- Répondez avec exactitude : une fausse déclaration peut entraîner la nullité du contrat.
Réduire le coût
- Délégation d’assurance dès la demande de prêt : la banque doit accepter un contrat présentant des garanties équivalentes.
- Changement à tout moment en cours de prêt grâce à la loi Lemoine. Voir la résiliation loi Lemoine.
- Durée plus courte : moins d’années assurées, donc un coût total plus faible.
- Comparer le coût total en euros sur la durée, ainsi que les exclusions et les âges limites, pas seulement le taux. Voir comparer les assurances emprunteur.

En cas de refus ou de surprime
- Solliciter d’autres assureurs, notamment spécialisés dans les risques aggravés.
- Proposer une garantie alternative à la banque : nantissement d’un contrat d’assurance-vie ou d’un placement, hypothèque sur un autre bien, caution.
- Augmenter l’apport pour réduire le capital à assurer.
- Se faire accompagner par un courtier. Voir courtier ou banque.
FAQ
Jusqu’à quel âge peut-on emprunter ?
Aucune loi ne fixe d’âge maximal ; ce sont les banques et les assureurs qui fixent leurs limites, notamment l’âge en fin de prêt.
Le questionnaire de santé est-il obligatoire après 60 ans ?
En principe oui, car la dispense de la loi Lemoine suppose que le prêt se termine avant 60 ans.
Peut-on emprunter sans assurance ?
Légalement oui, mais la banque demandera alors une autre garantie solide.
Sources : Code de la consommation (loi Lemoine du 28 février 2022) ; convention AERAS ; Service-public.gouv.fr (assurance emprunteur) ; Comité consultatif du secteur financier. Vérifié en octobre 2026.
